Jean Michel Imperatrice
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 LA RUBRIQUE MENSUELLE "COUPS DE CŒUR"

 Du 16 décembre 2011 au 15 janvier 2012

Coup de coeur


 LE COUP DE CŒUR DE JEAN-MICHEL IMPERATRICE





Jean-Michel IMPERATRICE


Coup de cœur N° 11

Commençons l’année par un sujet qui concerne une grande partie de la population, mais avant je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2012 avec tous mes meilleurs vœux de bonheur.

 

Peut-on vaincre la peur du dentiste ?

(Source dossier Cerveau et psycho de janvier 2012)

 

Personne n’aime aller chez le dentiste et se soumettre la bouche grande ouverte à des opérations dentaires assez souvent désagréables, mais la plupart y vont, seuls et le chiffre est déjà énorme, une personne sur dix est stomatophobe , c’est-à- dire a une peur phobique du dentiste.

 

Une étude menée en Allemagne montre que chez certains patients qui ne sont plus allés chez le dentiste depuis une dizaine d’années en raison de cette peur irraisonnée présentaient pas moins de neuf caries importantes dont trois ne permettaient pas de sauver la dent et nécessitaient leur extraction

 

Ces personnes phobiques préfèrent s’accommoder de leur situation, limitant leurs sourires et dans certains cas jusqu’aux contacts sociaux conscients de leur mauvaise haleine ou de l’effet négatif que pouvait provoquer chez une autre personne le simple fait d’ouvrir la bouche.

 

Pourtant en outre de la sphère buccale, une mauvaise hygiène dentaire peut entraîner des troubles de l’irrigation  du cerveau, des obstructions des artères coronaires.

 

La peur résulte dans 70 à 80 % des cas d’une mauvaise expérience douloureuse.

Même si les phobies sont souvent accompagnées de pensées irrationnelles comme l’impression que les dentistes étaient la plupart du temps insensibles aux douleurs de leur patient.

 

Prenez quelques minutes et effectuez ce test américain de Norman Corah en répondant à cinq questions , chacune affectée d’un point :

 

Pour chaque question , le sujet peut répondre « pas peur »,1 point,  « un peu apeuré » 2 points, « assez apeuré » 3 points, « très apeuré » 4 points, « extrêmement apeuré » 5 points.

 

Le résultat est donc compris entre 5 et 25 points, les personnes dont le score atteint 12 points ont vraiment peur des soins dentaires. Sur un  échantillon de 1000 Britanniques, les valeurs étaient de 9,2 pour les hommes et 11,5 pour les femmes.

 

-Si vous deviez aller chez le dentiste demain, comment vous sentiriez-vous ?

-Si vous étiez assis dans la salle d’attente, comment vous sentiriez-vous ?

-Si le dentiste actionnait sa roulette dans votre bouche, comment vous sentiriez-vous ?

-Si on vous faisait un soin dentaire avec détartrage et polissage, comment vous sentiriez-vous ?

-Si vous receviez une injection d’anesthésique dans la gencive au-dessus de la dernière molaire du haut, comment vous sentiriez-vous ?

 

 

Alors êtes-vous stomatophobe ?

 

La bonne nouvelle est que la plupart des personnes peuvent se défaire de leurs peurs de la même façon qu’elles l’ont apprises.

 

La thérapie cognitivo-comportementale est particulièrement efficace. Il s’agit d’apprendre à se confronter et supporter la situation objet de la peur.

 

Le patient expose d’abord ses craintes en imaginant les situations avec une gradation de la peur, puis à les affronter en se rendant d’abord chez le dentiste pour prendre un RDV.Il s’habitue également en regardant des images ou des projections de personnes se faisant soigner jusqu’à ce que l’appréhension diminue.

 

La combinaison entre thérapie et prise d’anxiolytiques ne semble pas apporter de solutions satisfaisante selon les statistiques, la thérapie à elle seule donne de meilleurs résultats.

 

Après une thérapie de seulement 3 heures, environ 70 % des patients sont allés à leur deuxième rendez-vous sans chercher d’échappatoire.

 

On pourrait aussi donner des conseils aux dentistes, que certains mettent déjà en application :

 

-Eviter une ambiance trop médicalisée dans la salle d’attente en proposant des distractions comme magazines et télévision.

-Annoncer au patient au fur et à mesure des soins la progression et le traitement qu’il s’apprête à faire (roulette, injection)

-Mettre les patients sous analgésiques

-Convenir avec le patient, que par un signe il peut interrompre les soins, par exemple un signe de la main ;cela donne au patient le sentiment de ne pas être à la merci du dentiste et d’avoir un contrôle sur la situation.

 

 

Le fond du problème reste que la peur du dentiste est une phobie comme les autres et qu’il faut trouver une solution avant que les dégâts au niveau dentaire n’atteignent des dimensions trop importantes.

 

 

Alors à quand votre prochaine visite ???

 

 

Jean-Michel IMPERATRICE
Bordeaux Janvier 2012

Jean Michel IMPERATRICE




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